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Les doubles cursusPourquoi ?
Puisque chaque étudiant a choisi de faire un double cursus pour des motivations différentes, voici quelques témoignages : En commençant des études de santé, on se voit médecin, pharmacien, chef de clinique ou grand chirurgien... il en faut pour tous les goûts! Dès la deuxième année, j'ai pris conscience que ces connaissances cliniques s'expliquent à de plus petites échelles. J'ai alors décidé de m'orienter vers un double cursus "santé-recherche" qui a pour intérêt de mêler nos connaissances médicales à des connaissances plus fondamentales, qui peuvent parfois nous paraître abstraites mais qui sont à la base de ce qui nous entoure. Dès lors, on comprend mieux les mécanismes moléculaires et physiopathologiques des maladies, ce qui nous aide à trouver des nouvelles perspectives thérapeutiques. On ne réalise pas assez l'importance de cette alliance entre les sciences et la clinique. Grâce à elle, je reste persuadée que nous pourrons vaincre les maladies! Cette formation pluridisciplinaire nous sort du cheminement habituel des études médicales et nous conduit vers une dynamique de réflexion au service des patients qui est très enrichissante. Audrey Lamora : Vice Présidente actualités/internet, 1ère année de thèse avant l'externat (Faculté de pharmacie Paris Descartes, cursus Ecole de l'Inserm promotion 2010)
Ariel Frajerman : Faculté de médecine de Pierre et Marie Curie, Paris, cursus Médecine-Sciences de l'Université Pierre et Marie Curie
En fin de terminale, j'ai hésité entre une classe préparatoire de physique-chimie et médecine, tiraillé entre intérêt pour les sciences et envie de "soigner". Lorsque l'on m'a parlé d'une double-formation nous ouvrant vers le monde scientifique en fin de première année, j'ai tout de suite sauté sur l'occasion. Sans même parlé du sujet de recherche, celle-ci m'a d'ors et déjà énormément appris et fait progressé. Travail en équipe, émulation, rigueur, capacité d'adaptation, remise en question, curiosité, enthousiasme, autonomie, ténacité sont autant de qualités que nous avons l'occasion d'acquérir pendant ces années supplémentaires de formations et qui nous seront utiles dans l'avenir. Ayant choisi un domaine de recherche relativement fondamental pour ma thèse (l'étude du fonctionnement du squelette cellulaire), le lien immédiat à la clinique peut-être plus difficile mais la compréhension de mécanismes fondamentaux à l'échelle cellulaire (morphogenèse, biologie du développement, physiologie, transformation tumorale) pourra sans aucun doutes permettre de trouver des stratégies thérapeutiques innovantes pour demain. Timothée Vignaud : VP en charge d'Internet (Faculté de médecine Paris Descartes, cursus Médecine-Sciences Paris Descartes)
Lorsque j’ai entamé des études de médecine il y a quelques années de cela, mon objectif était de pouvoir associer à ma pratique médico chirurgicale, une activité de recherche fondamentale qui me permette de pouvoir faire avancer les choses au quotidien. En première année, l’objectif était d’intégrer le prestigieux cursus médical et la recherche n’était évidemment plus sur la ligne de mire. Sara Touhami : VP en charge de l’International (Faculté de médecine Paris Diderot, cursus Ecole de l'Inserm promotion 2006)
Le fait d'être étudiant en province n'a pas été un obstacle n'a pas été un obstacle à mon envie de faire de la recherche. Les doubles cursus médecine-sciences permettent de rentrer directement dans le monde de la recherche en effectuant des stages en laboratoire. J'ai préféré effectuer mon stage de Master 2 précocement pour 3 raisons : -L'ouverture d'esprit sur le monde de la recherche à laquelle mon Master 2 ("Approches Interdisciplinaires du Vivant", Paris Descartes) a fortement contribué. J'ai eu l'opportunité de faire 3 stages dans des domaines variés d'une durée de 3 mois chacun -Les difficultés (de temps et financières) rencontrées par les internes pour effectuer leur Master 2. -La possibilité de prendre 3 ans pour faire une vraie thèse de sciences (difficile pendant l'internat). Je pense sincèrement que les étudiants en double cursus médecine/pharmacie sciences développent leur esprit critique et leur capacité de réflexion indispensables pour l'ECN et plus particulièrement pour la lecture critique d'articles. Romain Freund : Master 2 avant l'externat, DCEM3 à Paris VI
En sortant de PAES, on a très peu d'idées de ce qu'est la médecine et la recherche scientifique et il est extrêmement difficile de prendre une décision concernat la voie que l'on souhaiterait suivre. J'ai eu l'immense chance de participer à l'expérience des doubles cursus par le biais de l'Ecole de l'INSERM, qui m'a apporté 3 choses : -La voie du Master propose d'approfondir les connaissances du vivant acquises en 1ère et 2ème année en apportant une composante de réflexion au simple apprentissage (composante qui m'a toujours plu au cours de mes études). -A l'origine, les médecins étaient tout d'abord des scientifiques. Le développement d'un esprit scientifique critique est une qualité indispensable au clinicien car celui ci doit constamment remettre en doute ses connaissances pour leur permettre d'évoluer -La possibilité de faire le Master 2 et donc un véritable travail de recherche avant le DCEM2 est un atout majeur. En effet l'externat et la préparation des épreuves de l'internat ont tendance à formater notre esprit à la médecine. En résumé, mon expéreince des doubles cursus a été et continue d'être une expérience formidable, m'offrant une ouverture d'esprit et une façon d'appréhender la médecine que je n'aurais pas acquis d'une autre manière. Marc Scherlinger : Vice Président Pédagogie AMPS, Master 2 avant l'externat, DCEM3 à Strasbourg, Ecole de l'INSERM promotion 2009
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